« Etang de Thau », un peu de Camargue à Paris avec Maye…

Il aura fallut près de trois semaines à Maye pour terminer « Etang de Thau », la nouvelle fresque du projet Street Art 13. Trois semaines en compagnie de Fred, son pote du Sud, debout dans leur nacelle, sous la pluie ou en plein soleil, pour nous offrir ce coin de Camargue.
Ici donc on y croise un manadier, un gardien de taureaux camarguais, avec son traditionnel trident chevauchant un flamand rose au milieu d’un étang. Mais en y regardant d’un peu plus près, l’oeuvre est truffée de détails et de références que je détaillerai (en partie) plus bas.
Malgré son talent, Maye avait la pression de travailler au milieu d’oeuvres de Shepard Fairey, Faile, Inti ou Seth, mais il voulait frapper un grand coup et Mehdi ben Cheikh de la galerie Itinerrance lui faisant toute confiance lui a laissé tout le temps nécessaire pour faire ce qu’il voulait. Prévu pour peindre à la bombe, Maye a très vite changé d’avis et a préféré reprendre au pinceau et à l’acrylique pour un meilleur rendu, du coup ça a lui a demandé plus de temps à réaliser, mais il avait l’impression de peindre sur une toile immense et le résultat est superbe et quasiment aussi riche que les toiles qu’il nous avait présentées lors de son expo à la galerie Itinerrance l’an dernier.

Maye - Mai 2017


Maye - Mai 2017


Maye - Mai 2017


Maye - Mai 2017


Maye - Mai 2017


Maye - Mai 2017


Maye - Mai 2017

Maye a travaillé comme sur ses toiles, et comme sur ses toiles il a truffé sa fresque de détails, parfois même quasiment invisible depuis la rue. Mais comme le fait de travailler au pinceau plutôt qu’à la bombe, ce sont ces détails qui donnent la beauté à la fresque. Le plumage du flamand, les ombrages des vêtements, le feuillage de la barbe, la bombe aérosol tenue par le manadier crachant des papillons,l’attention apportée à la réalisation de l’espadrille sétoise sont sans doute les éléments les plus visibles, mais il y a plein d’autres « petites choses ». Des abeilles qui sortent du chapeau, le trident destiné à tenir à distance les taureaux, les clés du savoir, une bague avec le nom de sa chérie, les 9 billes représentant les planètes du système solaire, dont une perdue, à la marge et l’étrange partition de musique qui s’enroule autour de la patte du flamand qui n’est autre que « Le galop de Camargue » de Manitas de Plata. Mais ce qui retient l’attention c’est aussi la qualité des tatouages avec là aussi nombreux détails, un gros clin d’oeil à son fils, mais aussi d’autres noms, MAYE sur les doigts, SOLYDE (qui n’est d’autre que le nom de rue de Fred), MESO, AZGET, USLE, RESO, Léonie ou Juliette et quelques autres

Maye - Mai 2017


Maye - Mai 2017


Maye - Mai 2017

Quelques jours après Bom K, le mur de Maye vient donc prendre place au milieu des oeuvres de Shepard Fairey, Invader, D*Face, Inti, Conor Harrington, Tristan Eaton, David de la Mano, Pantonio, Faile, Seth ou C215, et ce n’est pas fini, il y en aura d’autres !…



Les différentes étapes de la réalisation du mur de MAYE

Dimanche 7 mai


Mardi 9 mai

Jeudi 11 mai

Vendredi 12 mai

Lundi 15 mai

Mardi 16 mai

Mercredi 17 mai

Jeudi 18 mai

Lundi 22 mai

1 Comment

  1. LilaVert 16 juin 2017 at 16 h 33 min

    Carrément magnifique !

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